Monday, August 4, 2008

Prévisiblement vôtre

La musique n'est pas toujours une fin en soit. En ce qui me concerne, elle est plus souvent qu'autrement un outil, un moyen privilégié de se recentrer quand la vie me semble décousue, sans fil conducteur, ou quand elle se déchaine, comme un océan qui écume en attendant la tempête. La musique est mon radeau, mon refuge, mon oasis de beauté à la fois éphémère, par sa durée, et inépuisable, dans son constant renouvellement. Elle s’agence à l’humeur, se moule au aléas de notre cœur comme la voile qui épouse le vent, mais elle peut aussi tranformer le chagrin en nostalgie, la déprime en légère vague à l’âme, et parfois même l’apathie en petit bonheur. La valeur thérapeutique de la musique est trop souvent sous-estimée; les études psychologiques vont d’ailleurs en ce sens en ce qui a trait à la douleur, à la mémoire et à l’humeur, pour ne nommer que ces quelques éléments notoires. Je ne voudrais toutefois pas allourdir la présente par des considérations trop académiques, mais la littérature sur le sujet en vaut quand même le détour. Blâmons donc la paresse…

Ceci étant dit, la pièce ou le morceau qui va, pour une raison ou une autre, réussir à transcender le pablum musical auquel toute personne munie d’oreilles fonctionelles est confrontée jour après jour et faire chavirer le cœur qui ne veut que vibrer peut varier d’une personne à l’autre. Dans certains cas, la pièce a une signification particulière dans la mesure où elle rappelle un moment privilégié, bon ou mauvais, dans la vie d’une personne. Le pathétisme d’un « Ne me quitte pas » est immanquablement décuplé par la déchirure amoureuse encore vive.

Certaines chansons nous envoutent grâce à leur caractère contemplatif et apaisant.

D’autres pièces nous émeuvent par la sincérité et la pureté du propos aussi bien que par la force de l’interprétation elle-même.

Rare toutefois sont les pièces qui sont intrinsèquement ennivrantes, au point de me faire ressentir un petit brin de bonheur ou de joie à chaque écoute, sans pour autant être déprimantes ou moroses. L’exception à la règle, en ce qui me concerne, se cache dans la banalité naïve bon-enfant d’un David Byrne qui commence à peine à se départir de sa tournure lyrique quasi-schizoïde.


Remarquez que le pathos me plait autant qu’à un autre; il n’y a rien comme un bon vieux Neil Young bien senti à la sauce « Tonight’s the Night » pour se complaire dans ses idées noires. Je serais d’ailleurs le premier au barricades pour le défendre corps et âme, si besoin il y avait. J’ai toutefois la distincte impression qu’il est diablement plus ardu de pondre une petite perle de plaisir comme ce « This Must Be the Place ». Ce qui m’amène d’ailleurs à l’étincelle qui a motivé tout ce verbillage auquel vous venez de vous soumettre. Ledit monsieur en question, soit David Byrne, ainsi que ce vieil ami dans le crime qu’est Brian Eno (qui est notamment responsable du rédempteur « Viva la Vida » paru plus tôt cette année), sont de nouveau réunis pour un tout nouvel album qui devrait se retrouver sur la toile le 18 août prochain. Le premier « single » tiré de cet opus me procure un sentiment initialement similaire. Seul le temps dira si le morceau collera assez longtemps pour laisser sa marque, mais pour l’instant, je l’aime bien et c’est tout ce qui compte.


Sur ce, je vous laisse et vous reviendrai d'ici peu, si le destin le veut.

- Vincent -

Wednesday, July 2, 2008

Mise en place, mise en garde

Bien le bonjour, humble(s) lecteur(s),

Bon, disons que j'ai la plume qui me démange. Admettons, pour un instant, que c'est ce qui explique cette toute nouvelle fenêtre sur ce fabuleux monde qu'est le mien, sur ce jardin secret quasi-impénétrable qu'est la somme de ce non-dit qui m'habite, sur cette forteresse de givre, que dis-je, de glace qu'est mon coeur, sur ce "scrapbook" de bonheur que sont ces anecdotes qui peuplent ma vie quotidienne, et j'en passe. Je ne dis pas que c'est à la suite de vives pressions bien senties de mes pairs que je me lance sans grandes cérémonies sur la toile virtuelle, tout comme moults autres aventuriers du verbe numérisé avant moi. Remarquez, je ne le dis pas, mais je peux toujours le penser.

Or donc, oui, je me tiens ici, fièrement et dignement, sur les épaules de géants, si vous me permettez la francisation de l'expression en question. Des géants tels que... hmmm... je ne sais trop, pour être franc, je ne lis pas beaucoup de blogues moi non plus. Remarquez, vous pouvez vous contenter de me comparer à moi-même, ce qui en soit n'est déjà pas si mal que ça. Je vous invite du même souffle à flatter dans le sens du poil le poète qui sommeille en moi, à injurier le demeuré qui m'habite bien malgré moi, et à ne pas trop malmener le paresseux qui manquera fort probablement d'assiduité au cours des mois à venir.

Du côté contenu, je dois vous avouer que sa nature m'est encore plutôt étrangère pour ne pas dire inconnue. J'imagine qu'avec le temps, le tout va se cristalliser, mais je crois que, sans vouloir choquer personne, il sera probablement question de musique, de science, de culture, de tranches de vie, etc.

Bon, il est tard et je m'endors... pas dans le sens que ce que j'écris m'endors... voyons, pour qui me prenez-vous?

Premier sujet à venir? Peut-être bien l'amusie, on verra en temps et lieux...


- Vincent -

J'écoute...
Gorky's Zygotic Mynci - How I Long